Dans le numéro 104 d’Entre Nous qui est paru en novembre 2005, nous avons présenté des transcriptions d’enregistrements en langue orale acadienne. Cette initiative fait suite à un atelier sur la langue que nous avions eu avec le professeur Barry Ancelet au CPRP l’été dernier et à la publication d’une série d’articles sur le parler acadien. Pour lire ces articles, vous pouvez accéder aux derniers numéros d’Entre Nous en format pdf sur ce site. Nous reprenons ici nos transcriptions qui sont une première tentative de notre part d’utiliser le code de transcription préconisé par Barry Ancelet et d’autres linguistes ou ethnologues. En cliquant sur le sous titre « enregistrement » de chacune de ces transcriptions, vous pourrez écouter notre conteur, Clifford O’Neil, de Concession. Chacun des fichier sonores fait environ 1 mégaoctet.
Noël c’était une bonne fête pour nous autres. C’était moyennement différent. La première chose de toutes, j’avions une messe de minuit. Avant ça, dans la semaine avant Noël, j’allions dans les bois, en bande, en famille, trouver un arbre. J’draguions ça, c’était une job, sur des traînes et ça, mais c’était un beau jeu. Ils étiont laids à mort mais après qu’ils étiont venus, ils étiont beaux, ça fait trembler! Et puis là, j’avions plus de quoi à manger, tu sais, j’avions… du pâté à la viande qu’ils aviont, pour quand j’arrivions de l’église. Et puis, tout le monde allait à l’église à ce temps-là. Tout le monde. À pied. Tu les rencontrais, il faisait beau, des soirs-là, il y avait de la neige, puis la lune, puis tu voyais loin, puis t’entendais loin, puis c’était un beau jeu. Tu voyais de quoi à ce temps-là, qu’à cette heure, je sais point, tu le notices point.
As-tu jamais entendu parler que le Jeudi Saint que les cloches alliont à Rome? Puis ils reveniont back le samedi midi, le Samedi Saint le midi. Les cloches arrêtiont de sonner le Jeudi Saint puis t’avais les tric-tracs dans l’église, te souviens-tu, à la place des cloches? Les cloches sonniont plus. J’étions ici, puis ma sœur disait : c’est le temps, venez-voir! Puis j’sortions, puis j’allions à la porte de derrière, puis il y avait du bois-là. Puis elle disait : les voyez-vous là? Puis je les voyions passer au-dessus des arbres-là. Puis je les voyions!!! C’est de même qu’on peut être brainwashés. J’y pense encore. J’voyions les cloches passer qui alliont à Rome! Et puis, le samedi midi, ça djettait [guettait] ça-là. Puis ma sœur disait : c’est le temps, je les entends. Quand ce que les cloches d’églises commençiont à sonner, je nous baillons l’air dehors, puis je les voyions back qui s’en retourniont. Et puis, au jour d’aujourd’hui, je te jure que je les voyions!
Les feux-follets, il y en a encore, je crois. C’est de quoi qui venait dans le mois d’août, quand ce qui faisait chaud. Je crois que c’était tcheuque [quelque] mode d’électrique qui fessait dans un mêmetchais sur une bouchure, puis ça faisait une boule grosse de même de feu, puis ça suivait la bouchure, puis ça weldait le parc à tous les poteaux-là et puis tu plantais un couteau-là et tu pouvais plus jamais te re-servir du couteau. La lamelle était dure assez que tu pouvais, ni la limer, ni rien. J’en ai vus à la Station de la Pointe-de-l’Église ici. Droite avant le track-là. Yes sir. On les voyait quand ce qui commençait à faire noir. Il faisait point vraiment noir, noir. Elle (sa femme) ils sortiont pas. Ils disiont, ils s’apeuriont : « tu vas voir des feux-follets! ». Mais, c’était point dangereux. Tu les voyais, ça suivait la bouchure. C’était des bouchures de bois avec du wire de fer. Ça suivait le wire de la bouchure.
Patatras, la panthère Lucie Papineau et Marisol Sarrazin / Dominique et compagnie / Collection Les amis de Gilda la girafe (E / P217p)
Patatras est une jolie petite panthère qui s’excite en courant après des papillons, les autres animaux ou même son ombre. Ses gambades lui ont valu son nom. Mais, à l’intérieur d’elle-même, elle cache une énorme angoisse, celle d’être sans famille. Elle est seule, même si elle a beaucoup d’amis. Elle part alors à la recherche d’une famille sur le dos de son amie Gilda la girafe, d’où elle tombe à plusieurs reprises. Se trouvera-t-elle une famille? Les enfants auront du plaisir à le découvrir.
Ella l’élégante / Carmela D’Amico et Steven D’Amico / Scholastic (E / D158e)
Ella l’éléphant habite dans un village escarpé avec sa famille et ses amis. Ella est timide et elle craint qu’elle ne pourra pas se faire de nouveaux amis dans le quartier où elle vient d’arriver. Un jour, elle décide d’aider sa mère à déballer des boîtes et elle trouve le « chapeau chanceux » de sa grand-mère. Désormais, Ella le portera constamment, même à l’école. Les élèves se moquent d’elle mais un jour elle aura la preuve que sa grand-mère avait bien choisi le nom du chapeau chanceux.
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