
Le CPRP de la Pointe-de-l’Église accueillait, les 15 et 16 novembre dernier, Anne-Marie Arseneau du MÉNÉ et Anne McGraw-Daigle qui animaient une session de formation sur le programme d’études de développement personnel et social (DPS) pour la huitième année. Anne McGraw-Daigle avait été embauchée comme contractuelle pour préparer certains modules qui font partie du programme. On sait qu’Anne-Marie met en ce moment les dernières touches aux programmes d’études de DPS pour le premier cycle du secondaire.
La session de formation, qui fut offerte dans les diverses régions francophones de la province regroupait les enseignants de huitième année qui ont eu l’occasion d’approfondir la manière de présenter les modules à leurs élèves, de travailler eux-mêmes certaines des activités proposées et aussi, dans certains cas, d’ajuster les directives pour qu’elles soient plus claires. Il s’agit d’un processus normal et important dans la conception et la mise à l’essai de tout nouveau programme d’études. En fait, le programme sera encore utilisé à titre de mise à l’essai l’année prochaine avant de devenir la version définitive.
L’idée de base du programme de DPS de la huitième année est de travailler divers modules au cours de l’année. En principe chaque module devrait être fait sur six périodes d’études. Les élèves travaillent en équipe de deux. Pour vous donner un aperçu du contenu de ces modules, voici les titres : L’enfant; L’enfant et le jeu; Le logement; Mon style de vie alimentaire; L’alimentation; L’alimentation et l’adolescence; La couture à la main; Les loisirs : « Les tapis hookés », Les loisirs « un casier de rangement »; Le multiculturalisme.

Le travail de module se fait donc de manière aléatoire, dans le sens que deux élèves choisissent lequel des modules ils veulent faire et ils le font en équipe. L ‘enseignant assume alors un rôle de guide et de facilitateur. Il offre à chaque équipe des conseils et il répond aux questions qu’ils pourraient avoir par rapport aux tâches qu’ils doivent accomplir. Chaque équipe travaille simultanément aux divers modules.
Le matériel qui accompagne le programme s’éloigne du manuel de base traditionnel. On présente à chaque enseignant un cartable dans lequel se trouvent, insérés dans des pochettes en plastique, la description des activités à faire, leur raison d’être et des pistes de réflexion sur l’activité accomplie. Chaque module contient trois sections de base intitulées : Où suis-je?; Action, action, action; et Un petit souffle. Ce format permet d’apporter facilement des corrections sans entraîner des coûts exorbitants. Il permet aussi d’ajouter d’autres modules selon les besoins. En fait, il donne au programme la possibilité d’évoluer…
Le programme de DPS a toujours été vu comme un programme différent des autres matières dans le sens qu’il s’éloigne des matières traditionnelles axées sur des disciplines qui se sont définies au cours des années et qui correspondent en quelque sorte à notre manière de « découper » la réalité. Le développement personnel et social, de par sa nature, cherche à rejoindre l’élève dans son vécu de tous les jours. Si l’on examine les résultats d’apprentissage généraux de ce programme, nous voyons qu’ils visent à rendre l’élève responsable de son propre développement, à l’aider à faire des choix réfléchis, à satisfaire ses besoins réels et surtout à acquérir les connaissances, les habiletés et les attitudes nécessaires pour faire un bon choix de carrière.

Il est très important de saisir le caractère pratique du cours de DPS. Peut-on penser à une fonction plus fondamentale que l’alimentation pour assurer notre santé et notre bien-être? A-t-on, dans le passé, enseigné à nos élèves ce qu’est un enfant, quels sont ses intérêts et comment choisir pour eux des jeux appropriés? Pourtant la majorité des jeunes de nos écoles auront un jour à avoir recours à de telles connaissances et à de telles habiletés. En autres mots, le programme DPS enseigne des connaissances et des habiletés qui s’intègrent à sa vie. La flexibilité offerte par les modules l’encourage à devenir plus autonome face à son apprentissage. C’est un peu ce que nous voudrions que fassent tous les programmes d’études. Félicitations à Anne-Marie et à son équipe de travail pour un programme d’études bien réussi et apprécié. On me dit que certains élèves ont déjà demandé s’ils auraient la possibilité de continuer le travail de modules en neuvième année. C’est un bon signe!